Le dernier semestre 2010 nous avait déjà permis de tirer des enseignements quant à la quantité de travail nécessaire pour réussir l'examen certifié. Les statistiques supplémentaires nous ont permis d'affiner ces estimations.

2500 questions et deux examens blancs
C'est ce qui a été fait en moyenne par les lauréats à leur première tentative. Ce niveau d'investissement est en hausse par rapport à 2010 (2 116 questions et 1,10 examens blancs réussis). A noter que le rapport avec ceux qui ont échoué en termes de questions réalisées n'a pas changé et reste du simple au double avec 1 200 questions pour les échecs.
Ces statistiques se traduisent concrètement :

  • par une augmentation sensible du taux de résultat, proche des 85% au global et stabilisé à 90% +/-1% pour les professionnels en poste;
  • par un échec type à la limite de la réussite. Le fait que tout le monde travaille plus se traduit par un plus grand nombre de réussites et par des échecs qui sont souvent à la limite de la réussite. Les candidats ont bien compris la méthode de révision et tentent souvent leur chance dès qu'ils sont proches des minimas requis avec donc des échecs à une ou deux questions près !

Candidats : gravez ces stats dans vos esprits, pour réussir il vous faut faire au moins 2 000 questions et réussir 2 examens blancs.

Des différences en fonction des situations
Ce n'est pas étonnant, les étudiants réussissent moins bien que les professionnels. Le manque de pression y joue pour beaucoup et aussi la forme de l'examen. L'examen certifié vérifie des connaissances. Les mémoriser implique un travail minimum, autour de 25 heures sur la plate-forme et 5 à 10 heures sur le livre, ces heures de travail personnel ne peuvent se comprimer ni complètement se remplacer par des cours. Même un élève brillant aura besoin de réviser au moins 20 heures. Beaucoup d'étudiant sont habitués à réviser ne dernière minute et s'il n'est matériellement pas possible de réviser ce temps minimum requis, l'échec est assuré.
Les étudiants ont cependant connu la plus grande progression et le taux de réussite atteint désormais plus de 75% à première tentative. Étrangement le taux s'envole quand l'examen est pris en compte dans les notes.

Des différences avec les autres examens ?
Il est difficile de connaître les chiffres détaillés de nos confrères mais néanmoins concurrents. On sait néanmoins que les stats de réussite sont aussi élevées voir plus, même s'il faut être précautionneux sur ces chiffres communiqués en général aux clients pour les attirer. Reste qu'il est normal que tous les examens avec de bons modules de révision atteignent les 90% de réussite. En effet, un candidat qui s'entraîne sur les questions d'examens doit pouvoir savoir à tout instant s'il est prêt et la taux d'échec dont donc être limité à ceux qui frôlent la barre et la font tomber et à ceux qui n'ont rien compris à l'exercice, cette dernière catégorie étant en voie de disparition.
La principale différence entre les examens va se trouver sur la méthode de préparation et surtout sur ce que cette méthode implique en terme d'apprentissage. En clair, est-on dans un bachotage stérile ou dans une formation pérenne et misant sur la compréhension. Nous reviendrons sur cela dans notre futur banc d'essai des formations de préparation.
En revanche, nous savons que le niveau de difficulté de certains examens a augmenté suite notamment aux recommandations de l'AMF demandant par exemple que les questions ne contiennent pas des éléments de réponses (wouahou, certains examens avaient des questions avec la réponse dedans ?!?), et que la proportion des questions à deux proposition de réponse constitue moins de 10% du total (il est clair qu'avec des questions oui/non sur des questions simplistes ça va vite). Bref, certains examens ont du revenir à des normes plus drastiques. Par exemple First Finance prévenait ses candidats avant que cette recommandation ne sorte que la difficulté allait augmenter (l'AMF leur aurait donné un ultimatum ?).