Même avec un fort contenu réglementaire l'examen certifié AMF n'est pas un examen de droit (non! non !). La formation juridique initiale des juristes ne pourrait donc les dispenser de l'examen (d'ailleurs aucune formation ne dispense de l'examen), On peut donc regretter qu'ils n'y soient pas soumis puisque tel est le cas. Une partie des juristes entretient fréquemment des relations avec les clients et le travail de nombre d'entre eux a des répercussions sur les produits et services offerts aux clients ou les informations qui leur sont communiquées,
Pourquoi ne sont-ils pas dans le périmètre ?
Gageons que la partie sur la réglementation qui constitue pour tous les autres la difficulté principale, serait une promenade de santé pour eux, mais qu'ils seraient néanmoins amenés à améliorer leur culture générale des instruments et marchés financiers.
Certains professionnels du droit bancaire et financer ne se sentent d'ailleurs pas complétement étrangers à l'examen. Bärchen compte plusieurs candidats volontaires, avocats ou juristes, Par ailleurs des professeurs de droit se sont penchés sur l'examen. Citons Hervé Causse, professeur de droit à l'université de Reims et de Clermont-Ferrand et qui s'exprime sur le sujet sur son blog.
Il porte un regard critique mais constructif auquel j'adhère en grande partie. Il se propose même de produire des exemples de questions en illustration des points de la grille, notamment des parties réglementaires. Cette initiative indépendante doit être saluée car comblerait un manque.
L'AMF n'a pas fait ce travail qui permettrait pourtant de donner une illustration pratique de ce qu'elle souhaite voir en terme de niveau de difficulté ou de complexité des questions. Attendons donc de voir ce que M. Causse pourra nous proposer comme questions en tant que professionnel du droit en espérant que nous pourrons nous en inspirer pour améliorer encore les nôtres.